Vendredi 19-Dimanche 21 Juillet 2002

 

Vendredi

Cette fois le groupe qui s'apprête à partir pour le Nurburgring est conséquent !

Les Ringers habituels (Joe, Jean Claude, Gwen) ont été cette fois-çi rejoins par un groupe de Citroën Saxo, via le forum du site Saxo..... Là il faut s'accrocher, car on est chez les Djeun's, donc tout fonctionne par pseudos à la mord moi l'pneu : Franck H, Olive 85, Kelu, Solune pour ceux qui sont venus avec leurs bolides à base de chevrons, accompagnés par des gens aussi bizarres que Spy, Lune, Fabi, etc...

Cyril roule aussi en saxo, mais lui n'a pas de pseudo, et il était déjà de la dernière sortie.

Et enfin, le meilleur pour finir , Franck, dit Chamanne : le génial concepteur de l'Express à moteur de Clio 16S, qui après avoir terrorisé tout ce qui roule à Folembray a décidé d'élargir sa zone d'influence en s'attaquant aux M5 d'outre Rhin.Il est accompagné par son copilote-ingénieur-supporter attitré, Jean Christophe.

D'autres saxistes à pseudo sont attendus sur place, mais pour l'instant, tout le monde se retrouve à Reims, vendredi à 9 heures...

La météo est clémente pour une fois.

Dés le départ de la cité des sacres, l'organisation de la petite troupe montre ses limites : certains sont partis directement par l'autoroute ( c'est tout petit) alors que d'autres affrontent l'itinéraire pour grandes personnes, par la route jusqu'en Belgique.

Le trajet aller par la dite route sera un enfer : une procession interminable à un rythme tellement lent qu'une Smart arrivera encore à aller plus vite que nous... Pas facile de se suivre quand on est nombreux, tout devient très compliqué. Il nous faudra 5 heures pour rejoindre le Ring depuis Reims, un record qui risque même de nous valoir les félicitations de la Prévention Routière.

Du coup nous arrivons sur place à l'heure où le circuit ouvre ses barrières : 14h30.

Les autoroutiers sont arrivés quelques temps avant les autres, mais aucun d'entre eux n'a encore tourné, par charité.

Mais déjà, une autre scission voit le jour entre d'un coté les campeurs, qui partent s'occuper du montage de leurs tentes AVANT (!!!?!!??? ) de tourner, et les adeptes de la chambre d'hôte, qui eux attaquent la piste sans plus tarder.

Du monde un peut partout, bien entendu, mais rien de dramatique pour une journée d'été sous une telle météo.

Yes : un petit roadster a moteur central sympathique, mais qui a la désagréable habitude de laisser traîner ses roues pour reserver les places de parking. Ca ne lui portera pas chance...

Yes : a nice little mid-engine roadster, though it has the bad habit of leaving its spare wheels on the car park to reserve its stand. That won't bring him luck...

 

L'intérieur du Yes.

Yes' cockpit.

Pour ma part, tout commence par deux tours destinés à finir de roder les freins. Seul fait notable: en raison d'une course sur le circuit de F1, le court-circuit habituel de T13 est installé, ce qui fausse tous les chronos.

Gwen revient enchanté de son premier tour : sa nouvelle Civic Type R à peine rodée se comporte à merveille.

L'incivique p'tit père (copyright gwen)

Gwen's Civic R type.

Un tour en passager s'impose donc pour vérifier ses dires.

Et , effectivement, quel engin ! Quand on s'asseoit dedans, la forme monospace peut étonner un peu, en particulier avec une planche de bord qui empêche de voir juste devant l'auto. Mais une fois partis, tout s'illumine : les moteurs Honda sont vraiment des bijoux de sportivité, hurlant sans résonner, pour achever de délivrer la puissance dans des vocalises haut perchées. En plus tout semble à l'avenant : Gwen qui découvre l'auto dans ces conditions teste la docilité des réactions du chassis. L'ensemble paraît amorti à la perfection, sans perte d'adhérence sur les délestages ou les devers. La boîte ne donne jamais la sensation de forcer. Et ça freine apparemment.

Deux moments resteront de ce tour : sur la bosse de Schwedenkreuz, 100 m avant le freinage qui n'est pas du genre facultatif, Gwen passe la 6 lui ...

Plus loin, en arrivant sur Wehrseifen, qui un piège , il freinera carrément plus tard que prévu, abandonnant alors le pilotage académique pour une solution plus créative clairement destinée à ne pas modifier la forme des rails.

Quand nous revenons aux stands, les campeurs sont là. Ils ont finis d'installer leur bivouac et sont enfin prêts à partir sur le circuit . Ceux qui découvrent la piste abordent la chose avec sagesse, la seule façon de durer un peu sur la Nordschleife.

Joe est pressé de voir ce que sa golf vaut ici. Pour l'aider à s'étalonner, nous partons derrière lui dans la saxo, avec Spy en passager. Dur moment pour l'Ego, la golf est aussi rapide que nous, bien que Joe n'ai plus tourné ici depuis Mars.

Du coup c'est un remake du duel 205/ BMW , avec des autos là encores différentes, mais globalement équivalentes. Tout ça s'annonce plus que bien pour la suite.

Cyril, dans sa saxo 100 ch, me prend en passager. Comme ça n'est pas un timide du pneu, il faut parfois serrer les dents :-)

Mais on sent qu'il a étudié son sujet : depuis son premier passage ici en mars, il a visionné des vidéos pour apprendre le tracé, ce qui se sent bien.

Photo Nicolas Carton (Solune)

Cyril suivi par Olivier (Olive 85)

Cyril followed by Olivier (Olive 85)

A Kallenhard, un pilote agite un drapeau et fait ralentir le traffic en indiquant qu'il faut rester à l'intérieur du virage. Explication hélas banale : un motard est à Terre, et ses compagnons s'en occupent. A peine arrivés à leur niveau en roulant au pas, j'ai le malheur de dire : "bon on peut repartir". Cyril, qui n'est pas un timide de l'accélérateur, nous arrache de là à plein régime : notre période de deuil aura été bien courte...

Evidemment, la piste est fermée à cause de cet incident. Et nous devront attendre assez longtemps avant de pouvoir continuer.

Une partie du groupe sous le soleil du Ring, de droite à gauche : Lune, Gwen, Nathalie, Nicolas (Solune), et son frère Emmanuel.

One part of our group in the sunshine (right to left ) : Lune, Gwen, Nathalie, Nicolas (Solune) and his brother Emmanuel.

 

A la réouverture de la piste, la suite du programme est avancée : une nouvelle explication avec Joe, qui à la faveur d'un dépassement astucieux à Steilstrecke finira encore le tour en tête. Finalement, c'est pas très marrant de faire la course, pi c'est dangereux....

Heureusement, Chamanne était en passager dans la saxo, et comme il ne consomme pas que des végétaux, une excuse décente peut être fournie :-)

En parlant de Chamanne, le grand moment est arrivé : l'Express atomique va faire son entrée en piste, après avoir suscité la curiosité dans parking...

Il faut trouver un volontaire pour monter à ses cotés : tout le monde ayant mieux à faire, devinez à qui revint ce privilège ?

Au moins, c'est une bonne occasion de mettre un casque, pour une fois. Pour fixer les idées, la chameaubile c'est une caisse de Renault Express, avec une face avant de supercinq, un train avant de supercinq GTTurbo, un train arrière dont on a oublié la provenance, et un moteur de Clio 16 S. Le tout avec des amortisseurs Bilstein jaunes aux quatres coins.

Massacre à l'Express.

The Ring Express Massacre.

 

Grande surprise, c'est un régal d'être en passager : ça vibre, ça cogne, ça couine, ça grince, mais ça vit. Surtout, les premiers virages amènent deux réponses importantes : la tenue de route est plutôt bonne, clairement souvireuse donc rassurante , et Franck s'en tient pour l'instant à un niveau de démence acceptable. Du coup on s'amuse bien. Seul pépin : arrivé à Adenauer Forst, une odeur de brulé s'installe dans l'habitacle et nous nous arrêtons à la sortie du S pour voir . Ca n'est pas de l'huile, rien ne fuit. Sans doute les freins. Inutile de se faire remarquer, nous repartons de plus belle. Une M3 et une AMG seront ce soir là, doublées par un Express....

 

Evidemment, faire jouer la garantie Renault risque d'être délicat...

Of course, claiming for guarantee from Renault might be uneasy...

 

Finalement, fin de la journée arrive vite , et tout le monde est en train d'échanger ses impressions sur la boucle nord.

Peu après, arrive Laurent avec sa belle 205 GTI : il a foncé pour nous rejoindre dés là sortie du boulot, et regrette donc d'arriver trop tard pour aujourd'hui.

L'organisation de la soirée sera totalement défaillante. Tout le monde aurait du se retrouver au Camping, mais ce prestigieux etablissement exige 10 euros pour chaque visiteur, ce qui condamne les tenants de la chambre d'hôte à rester dehors, par principe. Au demeurant, seuls Gwen, Laurent et moi optons pour cette solution confortable. Pourtant la différence de prix n'est pas délirante, mais comme on l'a vu les saxo et assimilées ont l'instinct grégaire développé...

La chambre d'hôte en question, se situe à Wiesemscheid, comme le GastHaus Weber qui se coup-çi était plein. L'accueil est charmant, on sent que la patronne est réellement heureuse de recevoir des étrangers, et discute facilement. La chambre et le commodités sont plus rustiques qu'au Weber, mais finalement, on s'y sent très bien.

Nous rejoignons ensuite une grosse partie des campeurs pour aller à Adenau à la recherche d'un restau. Non sans quelques protestations, un choix est arrêté : nous allons dans une sorte de fast food Grec où l'on mange en terrasse, en plein centre du village. Si vous roulez en Mercedes, sachez que nous vous recommandons vivement ce lieu , nous nous sommes littéralement régalés, c'est peu dire qu'on n'a pas l'habitude chez nous de manger des Gyros piteux ou des hamburgers au chien de Tchernobyl !!

 

Un vendredi soir à Adenau.

Friday evening in Adenau.

 

Un point très positif : manger avec Lune permet de se concentrer sur son hamburger : elle cause tout le temps, on n'a pas besoin de s'interrompre pour répondre :-)

Mais admirons tout de même la mordue qui est venue de Montpellier pour visiter le Ring, c'est pas rien !!

Comme toujours, l'Eifel nous joue des tours : grand air, vitesse et démence, ça use vite, et tout le monde sommnole déjà...

"C'est pas le voyage qui les aura fatigué" lance un anonyme mesquin...

Il est l'heure d'aller au dodo. Pourtant, sur tout notre groupe, seuls trois personnes seront réellement concernées par l'exercice ...

 

Samedi

 

Après une nuit calme, le petit déjeuner chez les Schneider n'a rien d'anecdotique : on s'en met plein la lampe exactement comme au Weber, et c'est un point important pour débuter la journée.

Celle-çi s'annonce excellente vu le ciel bien dégagé.

Wiesemscheid 8 heures.

Wiesemscheid O'clock.

 

Par contre, l'idée d'attaquer la piste dès l'ouverture à 8h00 tombe à l'eau : sur les lieux vers 8h40, il faut abdiquer : les (certains ) campeurs ont été les plus rapides et sont déjà sur place, même si personne ne tourne. Ils ont une excuse car ils n'ont quasiment pas dormis et n'ont donc pas eu à émerger. En effet, le camping du Nurburgring, c'est un peu comme le festival de Bayreuth en moins snob : concert de techno allemande jusqu'à 2h00 du matin, et bruits de cannettes en interludes. Et à 6h00, c'est Chamanne qui a porté bien haut les couleurs de l'exception culturelle française, en ripostant à grand coup de rupteur Renault et à la corne de brume...

A 9h00, nous pouvons enfin tourner, après ravitaillement en essence et en air. Tout va pour le mieux du coté de la piste heureusement, et on peut enchainer de beaux passages. Toutes les saxos sont de la partie bien entendu.

Tout va pour le mieux : piste ouverte, soleil, bref, rien ne nous retient de profiter du séjour.


"Les freins Porsche sont indestructibles" (la presse). Presque.

"Porsche's brakes are unbreakable" ( the newspapers) . Almost.


 

Un des tours sera l'occasion d'une bonne course poursuite : joe en ouvreur, Gwen dans ses roues et moi en embuscade. Encore un épisode assez fun évidemment. Seule alerte, à Bergwerk, une auto tracte une audi à 20 km/h : Gwen anticipe bien le freinage,mais pour ma part avec des freins trop chaud, cela se finira par un dépassement involontaire de la Civic. Toutefois, tant qu'à être devant, autant y rester, malgré l'acharnement du monospace de type R sur la suite du tour.

Photo Nicolas Carton (Solune)

 

Joe hélas, souffrira par la suite d'un mal mystérieux : le moteur de sa golf ne veut plus se couper, et continue à tourner même une fois la clé de contact retirée... Là, ça sent clairement la magie noire, et tout le monde s'écarte pour ne pas être touché par la malédiction... Seul Jean Christophe, se préoccupe de l'envouté.

Après les cruciformes, Jean Chrisophe et jean Claude s'apprêtent à sortir les crucifix.

After the cruciforms (screwdrivers), Jean-Christophe and Jean-Claude are about to try crucifix.

 

Les autres membres de la bande tournent aussi bien entendu, mais pour l'heure, il leur faut mémoriser le tracé. Du coup difficile de rester en groupe. Une partie quitte le parking pour explorer les environs, en particulier Brünnchen et le chateau de Nurburg, ce qui permet à Solune de laisser libre court à son appétit photographique.

Photo Nicolas Carton (Solune)

Le circuit de F1 vu du Chateau de Nurburg

F1 track viewed from Nurburg's Castle.

 

Pour ceux qui sont restés à tourner, quelques temps plus tard, la piste ferme. Apparemment, c'est sérieux, et nous voyons l'hélico jaune de l'ADAC partir sur les lieux.

Durant la fermeture, les stands sont totalement coincés : plus une auto ne peut bouger, même les motos sont schotchées sur place, c'est dire ! Nous croisons Stephane Clepkens, notre instructeur-pilote chez continental, qui ce matin donne un cours à un éléve de la mailing list Ringers, en porsche 968 CS. Nous convenons du programme de l'après midi : en effet, il a gentiment proposé de me prendre en charge, pour services rendus. Une bonne occasion de peaufiner les trajectoires.

L'Express Team revient de Brunnchen où ils se trouvaient en spectateurs : ils ont vu le lieu de l'accident (Eikskurve) et ont pu se rendre compte de sa gravité : un motard était en réanimation sur place. En fait, nous avions vu l'accident au tour précédent, ça ne semblait pas si grave. Erreur.

Comme les stands sont pleins, les commissaires ont autorisé un club Lotus à se garer provisoirement sur la ligne droite du circuit, entre les plôts, vu que plus personne ne tourne.

Lotus, une plante qui pousse sur les pistes.

Lotus, a plant that grows on tracks.

Une bonne occasion d'admirer la production d'une marque unique. Beaucoup d'Elise, dont une adaptation Turbo, mais aussi pas mal d'Esprit restylées, des Elans, et une Eclat. Mais la star ne peut être que la plus belle, une Esprit Giugiaro toute carrée magnifique.. Pour faire honneur à sa réputation de fiabilité détestable, elle occupe beaucoup de monde sous son capot, hélas...

Après cette longue interruption, la Nordshcleife ouvre de nouveau ses portes, et chacun s'empresse d'en profiter car d'autres incidents sont à craindre vu la surpopulation ambiante.

Photo Nicolas Carton (Solune)

 

 

Photo Nicolas Carton (Solune)

 

 

Photo Nicolas Carton (Solune)

 

Pas de miracle aujourd'hui. De nouveau , un motard a chuté durement, et tout le monde doit prendre son mal en patience, bloqué sur le parking.

Nouvelle rencontre durant cette fermeture : Antoine et ses amis, qui roulent repectivement en audi TT et sur une autre marque allemande que je ne citerais pas. Ils sont déjà venus tourner quelques semaines auparavant Ce matin ils ont eut l’occasion de faire un tour de Ring taxi avec Sabine : normalement celui-ci est booké presque un an à l’avance, mais là, coup de chance, ils ont pu profiter d’un desistement. Leur impression : ça va vite, sans être terrorisant. Sabine leur a par ailleurs confirmé que l’accident qui a précédé a été fatal au motard.

 

A 13h30, rendez vous avec Stephane, pour un cours de Nordschleife. Un anglais, Brian, fan de Ben Lovejoy et roulant en MX-5 me tiendra lieu de compagnon de classe. Pour ses cours, stéphane procède ainsi : il réalise un tour au volant de votre voiture, puis un tour ne passager pour évaluer le niveau de l’élève, et attaque ensuite les conseils d’après son analyse de la situation. Brian commence : comme le mx-5 n’offre pas de places arrières, je dois me contenter de suivre la mazda à bord de ma saxo durant les deux premiers tours. Un exercice pas inintéressant. Déjà, c ‘est une bonne occasion d’étudier les trajectoires de Stéphane en restant au volant d’une voiture connue. Ensuite, ça permet de confirmer un fait : la saxo n’est pas d’une efficacité diabolique, du moins avec les pneus actuellement montés dessus.… Dans certaines courbes un peu longues, à vitesse et trajectoire identiques, c’est l’agonie dans la traction citron tandis que le cabriolet semble imperturbable… Ah si seulement ils avaient fait une MX 5 coupé…

 


Photo Nicolas Carton (Solune)

Voici la tentative la plus aboutie de Mercedes en matière de voiture de sport.

Here is Mercedes' sport car achievement.


 

C’est ensuite à mon tour de prêter ma voiture, avec une joie contenue, mais sincère… Heureusement, la saxo n’est pas trâitre, ce qui met en confiance. Et après quelques mètres, on comprend qu’on avait tord de s’inquiéter : Stéphane semble plusieurs tons au-dessus du niveau de l’auto. Reste qu’il est toujours impressionnant de le voir entrer sans freiner dans des courbes où l’on a la ferme habitude de planter un petit coup pour se rassurer…

Au tour suivant, stephane évalue enfin mon niveau d'incompétence. Au premier freinage il lance " Ca va j'ai compris pourquoi tu détruis tes freins" J'attends alors la solution miracle, le défaut flagrant qui une fois corrigé permettra de ne plus être soumis à l'impôt plaquette ... Hélas, le problème c'est que " une auto de série ne peut pas freiner comme ça, c'est pas fait pour. " Ah bon. Donc ça confirme bien un point : on a beau mettre les plaquettes les plus évoluées, des disques neufs, quand c'est sous dimensionné, pas la peine de se voiler la face, il faut épargner les ralentisseurs un point c'est tout. Ou bien monter plus gros...

Par la suite Stephane retourne s'occuper de Bren, et rendez-vous est pris en fin d'après-midi pour la suite de la leçon.

Du coup, de nouveau quelques tours de bouclés pour patienter.

Photo Nicolas Carton (Solune)

Titine avec Spy (Julien) en passager : un antiroulis efficace pour les virages à droite :-)

My own saxo with Spy (alias julien) as passenger : an efficient anti roll system for right bends :-)

 

 

Loin.

Far away.

 

La M1, le chef d'oeuvre de BMW ? Celle-ci était odieusement tunée sur quelques détails.

The M1, BMW masterpiece ? This one suffered for odious tuning on some details.

 

Joe, lui nous a faussé compagnie, accablé par la malchance : une fois résolu le problème du moulin enchanté, causé par une masse défectueuse, la golf a trouvé spirituel d'abandonner une tringlerie de boite sur la piste. Heureusement le concessionnaire VW d'Adenau avait la pièce. A peine revenu, c'est le maître cylindre de frein qui défaille. Trop c'est trop, Joe le taxi, c'est pas son truc, donc il a préféré repartir tant que ça roulait encore, mais la rage au ventre.

Le spectacle continue hélas, avec toujours beaucoup de monde sur l'aire de départ, ce qui a la longue est pénible. La chaleur aussi se fait sentir.

Certains lézardent :

De droite à gauche : Gwen, Cyril, Olive85, Laurent (B-boy), Julien (spy), Olivier (Suntzu), Guillemette (Lune)

 

Gwen est très sollicité par les candidats passagers et se laisse souvent convaincre. Ainsi emporte-t-il Lune pour un tour de manège.

Il en reviendra très fier, nous déclarant :

         "J'ai dû bien roulé, elle n'a pas dit un mot jusqu'à Ex-mulhe"

Oui, mais par contre, elle cause deux fois plus une fois revenue parmi nous. Le bilan de l'opération est donc neutre.

Vers 16h00, après un autre tour survient la mauvaise nouvelle : la 205 de Laurent a eu un accident.

Olive 85 le suivait avec Lune en passagère qui a filmé la triste scène. Sur la vidéo, on voit qu'il est sorti à la fin d'Hocheichen, surpris sans doute par le dernier virage à gauche. Du coup nous partons sur les lieux dans ma voiture.

Laurent et cyril qui était aussi dans la 205 n'ont rien, la voiture elle, a la face avant défoncée. Un commissaire est déjà sur place, qui remplit la paperasse nécessaire. L'auto ne peut pas repartir, il va donc falloir attendre la dépanneuse. Laurent est évidemment consterné, comme nous tous. A titre personnel, je m'en veux de ne pas avoir pu suivre de plus près ceux qui découvraient le circuit, tant il suffit parfois d'un conseil ou d'un avertissement pour éviter un accident comme celui-ci. En effet, la seule raison a invoquer ici , c'est le manque de connaissance de la piste. Laurent n'avait que 4 tours à son actif.

Pour l'heure, il faut s'expliquer avec le marshall qui note tout un tas de détails en plus des faits proprement dits : type de ticket utilisé ( au tour, 5 tours, à l'année) , nombre de tours couverts dans la journée, etc, etc... bref, on comprend que Nurburgring GmbH dresse des statistiques en aval...

 

Cliquer pour agrandir.

Click to enlarge.

 

Nous repartons avec Cyril tandis que Laurent reste au chevet de sa Peugeot. Nous sortons à Adenau pour éviter à Cyril un tour complet vu les circonstances. Il faut dire qu'il a temporairement perdu sa jovialité habituelle, et comme il n'est pas émotif, cela peut donner une idée de la tension du moment.

Nous attendrons ensuite le retour de la dépanneuse. Stéphane Clepkens arrive sur ces entrefaites. Alors que nous nous posons des questions sur le sort de la 205, il propose de garer celle-ci à Nurburg sur le parking de Continental , pour éviter le gardiennage payant du Nuburgring. En fait, il fera bien plus que ça : dès que la dépanneuse surgit, il négociera pour nous avec le chauffeur, évitant ainsi à Laurent les pièges d'une telle situation. La 205 se retrouve donc chez Continental à Nurburg : un geste vraiment amical, car il s'agit tout de même du lieu de travail de Stéphane, ce qui est toujours délicat. Qui plus est, il avancera même l'argent du remorquage exigé par le marshall : 172 euros...

Pour Laurent, un marathon financier commence, car sont attendues dans les 15 jours les factures des 20 mètres de rails (près de 1000 euros d'après une estimation des commissaires) et du déplacement du commissaire de piste ( environ 70 euros) ... Un brutal retour à la réalité.

Il est 18h00. De retour au parking, Stéphane part essayer une Corvette puis la Civic de Gwen comme si de rien n'était.

Stephane "fast and safe " Clepkens. Besoin d'un instructeur ? stephane.clepkens@yucom.be

Stephane "Fast and Safe" Clepkens. Need a Ring instructor ? stephane.clepkens@yucom.be

 

Peu après, la piste ferme définitivement à cause d'un nouvel accident, annulant ainsi la suite de mon cours particulier, mais le coeur n'y est plus trop à ce moment là il faut dire.

Plus tard dans la soirée, nous nous retrouvons seuls avec Laurent dans la chambre d'hôte, et tout d'un coup le mobilier vieillôt et le calme absolu deviennent vraiment pesant. Il faut donc réagir.

Nous partons donc avec la ferme intention de rejoindre nos collègues campeurs pour la soirée, sans payer, bien entendu.. Chamanne étant docteur es astuces, nous arriverons facilement au but grace à son aide.

Une discussion au coin du feu de camp, avec tous les saxistes, c'est tout de même plus sympa, et ça permet de discuter un peu plus avec les gens présents : nolds, suntzu (olivier), solune, etc, etc Le problème quand on est aussi nombreux, c'est qu'on passe souvent à coté des gens, vu le peu de temps disponible.

 

Dimanche

 

Le lendemain matin, le fameux mûr du "Sur le Ring dés 8h00" ne sera toujours pas franchis. De toute façon rien de presse car l'humidité est tombé généreusement dans la nuit et tout est trempé.

Quand nous arriverons sur le parking du Ring, les purs et durs nous aurons déjà précédés. Cyril a même déjà bouclé un tour malgré la piste mouillée, preuve de sa bonne santé après les émotions de la veille.

Nous suivrons donc pour un tour de reconnaissance. Décidemment, la descente vers Adenau sur le mouillé reste inaccessible au commun des mortels, du moins c'est la reflexion qui vient à chaque nouveau tour sous la pluie.

La piste sèche lentement, et les derniers campeurs arrivent : frank H, Suntzu, Chamanne. Ceux-là ne sont pas frais, car sur le coup de minuit, ils ont découvert qu'une équipe Citroën courant sur le circuit de F1 avait un campement à 200 m d'eux. Rassemblant les dernières bibines ils ont donc été causer réglages (en allemand svp) avec les "pros" jusqu'à 2 heures du mat, puis on fait part de leur satistaction en reveillant tout le camping avant de se coucher, avec le sentiment du devoir accompli...

Comme les conditions ne permettent pas des records de vitesse, nous organisons une sortie en convoi, pour prendre quelques photos en action. Pour un peu on se serait cru dans un tour de chauffe de l'ex-saxo cup allemande, qui rappellons-le, courait sur le Ring. Fort heureusement, quelqu'un a eu l'idée de préciser avant de partir " à partir du kilomètre 5" on roule comme on veut, hein ? "

La meute à Flugplatz.

The pack at Flugplatz.

Du coup la ballade tourne assez vite à l'étripaille à partir du Fuchsrohre.L'Express est surprenant : sur une piste partiellement humide, sans trop connaître la piste, Chamanne roule vraiment au dessus du niveau habituel des Rookies du Ring, pour peu qu'on lui ouvre la route.

Au tour suivant, autre surprise du même genre de la part de Franck H et sa saxo blanche. Une belle petite auto très bien montée, avec tout ce qu'il faut mais sans esbrouffe, et un pilote qui sait s'en servir. Et quel avion dans la montée de kesselchen : une boite courte, ça aide bien à cet endroit semble-t-il... à méditer.

Franck H et son blanc destrier (Hatzenbach)

Franck H's white war-horse (Hatzenbach)

Il est déjà 11heures, le beau temps est revenu, la piste est sèche, et on se prend à croire que tout va bien. Laurent qui doit pourtant penser à sa 205 froissée fait son possible pour ne pas le laisser paraître. Pas facile sans doute de voir les autres tourner dans ces conditions. Toutefois, à l'heure où nous mettons sous presse, il a déjà dit qu'il revenait la prochaine fois !

 

Ca fera de la place dans le parking, na !(voir plus haut).

Now there will be some room left in the car park. (see above).

 

Un autre départ groupé est prévu, mais hélas la piste ferme alors que l'Express vient de passer la barrière. Du coup Jean Christophe qui est cette fois au volant doit prendre son mal en patience en attendant la réouverture.

Heureusement, pas de crash sérieux cette fois-ci, et on repart assez vite. Du coup JC fêtera l'évènement d'une figure sur la piste, comme ça... Mais sans toutefois modifier les galbes pulpeux du brave utilitaire.

 

Photo Nicolas Carton (Solune)

J'm'appelle Express. Y a un problème ?

My name's Express. What's the matter with it ??

 

Ensuite, je pars pour deux tours en passager , afin de donner les notes à Chamanne : une subaru et une M3 feront les frais de l'opération. Deux tours superbes, dans un boucan démentiel, où nous avons du inventer les notes "sourd-muet", ou à l'italienne, comme on veut puisque tout devient gestuel. Car une fois parti des stands, le moteur cause quand même très fort et son cri puissant résonne dans cette cathédrale de tôles nues ....

 

Vous pensiez avoir tout vu au Ring ?

You thought you had seen everything at the Ring ?

 

Pour finir la journée, c'est Olivier (Olive 85) qui me trimballe. Son auto est nettement mieux fixée par terre qu'une saxo d'origine, mais revers de la médaille, on sent que c'est nettement plus survireur, ce qui ne rassure pas vraiment dans le rapide.

Lui aussi a tendance, comme Franck a rentrer trop vite dans Hocheichen ( là où Laurent est sorti ), pour finir mal à l'aise sur le vibreur gauche. Cet endroit est finalement plus piègeux que je ne l'imaginais pour ceux qui sont encore en phase de découverte. On s'en souviendra.

La journée n'est pas finie sur le Ring mais nous repartons vers la France dans l'après midi. Après trois bonnes journée de Nordschleife, on ressent une certaine plénitude, et il est plus sage de s'éloigner avant de voir poindre la fatigue.

Chauds, mais pas fatigués donc, nous aurons un retour par la route à un rythme nettement plus honorable qu'à l'aller. Toutefois certains dans le groupe persisteront dans la voie autoroutière, n'est pas épicurien qui veut après tout !

Les autoroutes, ça devrait être interdit, et remplacés par des reproductions des routes de l'Ardèche. Ou bien du Ring.

 

Un grand merci à Solune pour ses photos : ou comment passer de la macro aux photos d'action ;-)

 

 

Pour toute question ou problème sur ce site contacter :

Olivier Jacquet

 

 

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